Graphite

06/11/2015 |

InvTransfo14novSite

 

 

le 14 novembre de 10 à 20h  

 

au Transfo55

 

 

 

 

Partagez avec vos amis qui sont les bienvenus.

 

55 rue des petites écuries

(Bat G 1er étage à Gauche – INLIGO).

Me téléphoner pour le code

 


Nouvelle acquisition de l’artothèque de St Priest

04/09/2015 |

 

nouvelles-de-rentree-1

prolongation de l’exposition

jusqu’au 7 octobre 

 

 

 

 Exposition du 10 septembre au 7 octobre 2015

 

Galerie Artothèque de St Priest

place Charles Ottina, 69800 St Priest

du mardi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 13h à 19h

 


Au-delà de l’humain

02/06/2015 | |

Cartographie d'une extrême occupation humaine. Altitude 2330m

 

Finissage  mercredi 24 Juin 18h – 21h / June 44, 6pm – 9pm

 Exposition du 28 mai au 25 juin 2015

 

Galerie Art Ligue

9 Rue des Arquebusiers, 75003 Paris

du mardi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 13h à 19h

Tél. :  +33 (0)1 57 40 60 54 / contact@artligue.fr

 

 


Racines

28/04/2015 |

 

Racine

60ème Salon d’art contemporain de Montrouge

 

Soirée de clôture le 3 juin jusqu’à minuit

 

Cette année, pour l’anniversaire des 60 ans,

nous sommes 60 artistes des précédents salons à participer à une œuvre collective…

 

5 mai-3 juin 2015
Entrée libre – tous les jours de 12h-19h

 


France(s) territoire liquide

23/04/2015 |

 

Publi-0103Cartographie d’une extrême occupation humaine

Au départ, cette question : existe-t-il encore, en France, beaucoup de paysages naturels, sauvages, sans traces humaines ?

Et quelles définitions donner à ce terme, « paysage » ?

Regarder, à nouveau, la peinture de la Renaissance puisqu’elle est à l’origine du mot. Mais préférer le Romantisme qui questionne la place de l’homme face aux éléments et joue de nos émotions.

Ensuite, étudier la cartographie de la région choisie, le nord des Alpes, pour sélectionner les lieux propices aux belles rencontres (ou plutôt aux confrontations).

Attendre la saison et surtout la météo souhaitée.

Enfin, chaussures de randonnée, sac à dos et bivouacs avec mes compagnes (ou compagnons) de marche au cœur de ces paysages où je me sens chez moi, à ma véritable place.

Paul Wombell, devant mes récoltes, met des mots dont certains étaient encore dans mon inconscient. Il évoque le sublime, les lumières particulières, les ciels dramatiques, les échelles de taille et de temps de la Terre face à l’Humanité…

C’est bien de cela dont je voulais parler… en images…

 


Ecarts

02/05/2014 |

 

 Accrochages59 ème salon d’art contemporain de Montrouge

 

Transparence ascensionnelle 

« La montagne comme premier modèle architectural observé par l’homme, la baie vitrée et la colonne comme supports urbains à ce projet babélien.

La montagne parce qu’Emmanuelle Blanc a grandi en Savoie et en voyant ses photos de paysage alpestre on pense à Jean Achard (1807-1884), le fondateur de l’Ecole dauphinoise, mais surtout à son disciple, Laurent Guétal (1841-1892), ou mieux encore à Charles Bertier (1860-1924) véritable précurseur de l’hyperréalisme.
Si on imagine la petite fille visitant le musée de Grenoble, et perdue devant ces tableaux à la fois désuets et vertigineux, on se trompe. Fillette des alpages, elle se contentait de regarder autour d’elle, les paysages, en vrai. 

Au cours de ces quelques années d’études en architecture, à Paris, s’est amplifiée sinon sa connaissance, une impatience. Dans ces lieux universitaires qui offrent la plupart du temps un rapide remède à l’architecture quand ce ne sont pas carrément des massacres de celle-ci, lui est venu le désir de construire avant d’analyser, la nécessité de faire avant de savoir, la certitude d’une possibilité d’entrer avant de comprendre.

Hélas ! Rien de tout cela n’était possible. Il a donc bien fallu s’emparer d’une autre manière de l’espace.
La photographie est l’art des empêchés, des paresseux, ou des pressés. Le don contrarié trouve refuge dans une image qui devient à son tour un édifice. Tel le petit oiseau qui va sortir, il y a toujours un architecte qui sommeille dans l’appareil du photographe. En regardant les photographies d’Emmanuelle Blanc, de paysages ou d’architecture, on pense moins à Ansel Adams (1902-1984) qu’à Armando Salas Portugal (1916-1995), le photographe de Luis Barragan. Les architectes devraient toujours avoir leur photographe attitré. Si la photo est bonne, on peut y vivre.

Une piscine de Jean Nouvel, une abbaye cistercienne, un lavabo à l’abandon, mais aussi Brasilia, Chandigarh, Le Havre et le Burkina Faso, il s’agit partout d’attendre la lumière, au moment où elle restitue la possibilité de l’habitat, la désignation de l’utopie première de l’homme sur la nature : je l’ai construite, s’exclament l’enfant, le fada, les compagnons illuminés, les mathématiciens autistes. Ecoles, salons, bibliothèques, théâtres, usines, Emmanuelle Blanc voudrait maintenant sortir de ce qu’elle sait faire pour repartir à la conquête de l’espace.

En installant sur la baie vitrée du beffroi une photo de montagne noyée dans la brume, image que la transparente rend encore plus incertaine, l’artiste place les visiteurs au cœur de son ambition. Elle propose une troisième dimension impénétrable, la photographie échappe au mode conventionnel d’appropriation des images. Elle répond à sa manière à la proposition d’Olafur Eliasson qui, à la Fondation Vuitton, installe les visiteurs dans une cabine d’ascenseur totalement obscure. Emmanuelle Blanc répond par la lumière aux question posées par l’obscurité. »

 

Christophe Donner
écrivain, journaliste, critique littéraire et cinéaste français